Au cinéma comme dans la vie, il y a des couples qui fonctionnent, et d'autres qui ne fonctionnent pas.

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L'autiste est compliqué parce qu'il faut trouver le chemin pour entrer dans son monde, souvent hermétique. J'y ai été confrontée, et j'ai vu qu'on pouvait y parvenir.
Je n'ai jamais aimé les hommes qui draguent de façon appuyée. Parfois, je sens un regard discret, un intérêt. Cela fait plaisir, forcément. Je deviens alors séductrice ; ça pique ma curiosité, j'ai envie de voir, de comprendre pour­quoi.
Quand je lis un scénario, je me vois parfaitement jouer tel ou tel personnage. Ce n'est pas toujours facile de choisir… Le point de vue du metteur en scène est aussi très important. Il faut le rencontrer, discuter avec lui de la manière dont il imagine le rôle. J'ai besoin d'être convaincue par la personne en face de moi.
Je ne vais pas envoyer des lettres ou faire la cour à ces "grands réalisateurs". Ce n'est pas mon truc. Ils savent que j'existe, je suis facile à trouver.
Je ne suis pas quelqu'un à qui les choses arrivent facilement. D'ailleurs, je me sentirais vraiment mal si tout m'était tombé dessus sans efforts, sans avoir sacrifié autre chose. J'ai payé, j'ai donné, ainsi, j'ai moins de scrupules à recevoir. Je sais, c'est très judéo-chrétien. Mais on ne peut pas que prendre. Ça, je ne le supporterais pas.
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Peut-être parce que j'ai été connue dès mon premier film, et de manière assez violente, je ne cherche pas la reconnaissance. Même quand je recevais moins de propositions, même quand j'étais boudée par certains producteurs - ce que je suis toujours, d'ailleurs - parce que j'en énervais beaucoup et parce que je faisais des choix qu'on n'attendait pas, je ne peux pas dire que j'en ai souffert
Il faut une vie entière pour construire une carrière. Si le film est un succès, tant mieux. Sinon, je l'accepte. J'ai tourné dans beaucoup de films qui n'ont pas marché, et dont les gens me parlent dans la rue.
Je suis très reconnaissante au public, car la célébrité peut finir par peser. On apprend à se planquer, à baisser la tête quand on se promène... Entre eux et moi, tout est simple. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de décalage entre la femme qu'ils imaginent et celle qu'ils croisent dans la rue. Ma réussite, elle est là : parvenir à être moi-même en toutes circonstances.
J'adore le travail d'équipe, mais je n'aime pas l'idée de la dissolution dans le groupe. Quant à mon franc-parler, je connais des acteurs qui ont peur de se livrer. Moi, ce n'est pas mon cas. Jouer la carte de la spontanéité peut parfois conduire à des malentendus. Je ne vous cache pas qu'il m'est arrivé de dire des choses que j'ai regrettées par la suite.